4. L'entourage des Borderlines, aide et conseils

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4. L'entourage des Borderlines, aide et conseils

Message  Théo-rit le Mer Jan 07 2015, 11:01

Le trouble borderline peut aussi avoir des répercutions sur leurs proches. Compte tenu notamment des difficultés et de l'instabilité qui se manifestent dans les relations interpersonnelles.
Une personne souffrant du trouble peut apprendre à s'aider elle-même, mais le soutien de la famille, des amis, est une condition nécessaire à son épanouissement.
Une personnalité borderline n'est pas toujours évidente à gérer, que ce soit pour la personne atteinte ou pour ses proches... Mais avec de l'amour, de la patience et du soutien, tout est possible !

Comment aider une personne souffrant du TPL ? Doit-on parler du trouble à ses proches ?


Plan :
- Caractéristiques du TPL et conseils pour les proches
- Aide pour les proches
- Parler ou non du trouble autours de soi, les questions à se poser


Dernière édition par Théo-rit le Ven Jan 16 2015, 17:12, édité 7 fois

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Caractéristiques du TPL et conseils aux proches

Message  Théo-rit le Mer Jan 07 2015, 11:37

Certaines maladies affectent autant les personnes concernées que leur entourage. C'est le cas du trouble de la personnalité limite (TPL), lequel affecte 2 à 4% de la population : il est donc relativement répandu.




Caractéristiques d'un TPL et son impact sur l'entourage

Voici une description des différentes caractéristiques liées au TPL, avec leur impact possible sur l'entourage ainsi que des conseils pour y faire face le plus efficacement possible. Les points ci-dessous ont été développés par Michel Gagnon, psychologue.  Ils ont été publiés sur un guide à l'usage des familles.1

- Hypersensibilité à l'abandon, réelle ou imaginée, reliée à une incapacité de vivre la solitude, et efforts excessifs pour l'éviter (rage, colère, menaces, supplications, etc.). L'entourage se sentira facilement coupable dans de telles circonstances et c'est normal. Il est préférable de ne pas se soumettre au besoin de la personne borderline d'éviter l'abandon, même si ça peut être efficace à court terme (soulagement de sa détresse et de notre culpabilité), car la situation deviendra de plus en plus insoutenable et frustrante à plus long terme, avec un désir de rejet encore plus pénible à vivre pour tout le monde.

- Relations interpersonnelles intenses, très chargées émotivement et instables, alternant entre des sentiments extrêmes et opposés : l'idéalisation lorsque l'autre semble combler le sentiment de vide et de désespoir, et la dévaluation à la moindre déception ou frustration; attitude fusionnelle insécure et possessive; faible tolérance à une relation calme ou neutre; besoins affectifs intenses vs peur d'être profondément blessé. Il est très important de ne pas se laisser prendre dans une situation fusionnelle, même si ça peut être valorisant de se sentir admiré, car personne ne peut être toujours à la hauteur et disponible, et ainsi éviter de décevoir la personne borderline. Il faut donc transmettre le plus rapidement possible l'idée de limites et d'autonomie, qu'on ne peut toujours être disponible et que la personne borderline n'a pas toujours besoin de notre présence. Il est important de garder le plus possible son calme en le faisant, même si la personne borderline le tolère mal, car c'est ce qui permettra, à la longue, de rassurer véritablement cette personne.

- Instabilité affective reliée à une très grande sensibilité et vulnérabilité aux événements, aux situations ou aux remarques négatives des autres, provoquant des réactions intenses d'irritabilité, de dépression, d'anxiété, de rage et de désespoir; amplification rapide des sentiments; fluctuations d'humeur sans raison apparente. Ceci peut être vraiment éprouvant, décourageant et insupportable pour l'entourage. Il est donc important de ne pas se laisser envahir par ces émotions qui appartiennent à la personne borderline. C'est ainsi qu'on sera en mesure de lui exprimer une certaine compréhension et de la compassion tout en imposant nos limites claires et fermes en exprimant nos propres sentiments plutôt que d'accentuer l'intensité émotionnelle en étant accusateur ou en jugeant cette personne.

- Difficulté à contrôler la colère, qui est exprimée souvent de façon intense, violente, imprévisible et inappropriée, et qui peut disparaître aussi rapidement; ou difficulté à exprimer de la colère de peur de perdre le contrôle. L'entourage reste souvent perturbé plus longtemps par les accès de colère de la personne borderline, alors que pour celle-ci, tout est, habituellement, oublié rapidement. Il s'agit donc de ne pas dramatiser outre mesure ces accès de colère, tout en affirmant quand même certaines limites acceptables. Il ne faudrait pas ridiculiser les accès de colère (ce qui ne ferait que les accentuer), mais les prendre avec un certain détachement et de l'humour, ce qui dédramatiserait la situation, car pour la personne borderline ce n'est souvent pas aussi dramatique qu'il n'y paraît (elle a simplement besoin de laisser sortir de la vapeur).

- Trouble de l'identité, avec une image de soi instable, un sentiment d'être morcelé, de se donner différentes identités selon l'interlocuteur, et un sentiment chronique de vide intérieur. L'entourage se sent souvent démuni devant ce genre d'attitude. Il est important d'encourager la personne borderline à exprimer ce qu'elle pense et ressent vraiment tout en validant ce qu'elle exprime, et de lui faire part des qualités qu'on reconnaît en elle (voir les caractéristiques positives mentionnées plus haut), de ses bons côtés, de sa valeur comme personne méritant d'être respectée et aimée.

- Recherche de sensations fortes dans des comportements impulsifs potentiellement dangereux ou dommageables (abus de substances, boulimie, conduite automobile téméraire, comportement sexuel à risque, dépenses excessives, jeu, vol à l'étalage) dans le but de combler le sentiment de vide, de se créer une identité ou de soulager sa grande douleur. Ce type de comportement devient facilement irritant ou troublant pour l'entourage. Il est important alors d'être sensible à la détresse sous-jacente à ces comportements excessifs et de communiquer cette compréhension en évitant de juger ou de condamner, mais en confrontant la personne aux risques qu'elle prend tout en exprimant nos préoccupations et notre attachement.

-  Menaces ou gestes suicidaires et d'automutilation dans le but de crier ou de soulager sa détresse insoutenable. Voir le point 7. Il ne faut surtout pas jouer au thérapeute mais plutôt exprimer à cette personne notre attachement, notre inquiétude et nos limites, et l'inciter à se procurer de l'aide professionnelle.

- Pauvre estime de soi, sentiment de honte, image négative de soi (impression d'être sans valeur, d'être un monstre, d'être méchant et démoniaque), provoquant parfois un besoin de se considérer comme un être meilleur ou supérieur aux autres, s'imposant des standards perfectionnistes, ayant une perception de soi irréaliste et une difficulté à accepter l'échec; besoin d'être valorisé, de recevoir l'approbation et la reconnaissance des autres. Voir le point 6.

- Moments passagers d'idées paranoïdes ou de symptômes de dissociation (impression de ne pas être là, de perdre contact avec soi-même, de se sentir étranger, irréel, engourdi) en réaction à un stress intense. Il est très compréhensible que de telles situations soient inquiétantes pour l'entourage. Il ne faut pas perdre de vue que ce sont des réactions temporaires à une situation de stress (et non une maladie chronique) et que la personne retrouve généralement son état normal assez rapidement. Il faut donc rassurer la personne borderline à ce sujet, mais si ces réactions sont fréquentes et excessives, on peut aussi lui suggérer d'aller chercher de l'aide professionnelle et souligner qu'il existe des médicaments pouvant réduire l'intensité de ces réactions et donc lui être utiles.

- Peur de la folie (que les émotions intenses et les comportements excessifs hors contrôle soient des signes de folie). Il est souvent dramatique que l'entourage développe cette perception de folie et la transmette à la personne borderline par manque d'information. Il est donc important de bien s'informer sur ce qu'est un trouble de la personnalité borderline, et d'en faire part à la personne concernée, afin d'en avoir une perception plus réaliste qui sera aussi transmise à cette personne.

- Besoin de compenser un manque de contrôle sur soi-même et sur sa vie en contrôlant et en manipulant* les autres. Ce genre de comportement est irritant pour l'entourage. Il est faux de prétendre qu'il ne faut jamais se laisser manipuler par une personne borderline en craignant qu'elle en abuse. On se retrouve alors dans une guerre de pouvoir qui n'en fini plus. Comme avec un enfant, il est préférable de tolérer un certain degré de manipulation. Il devient alors plus facile pour cette personne d'accepter éventuellement des limites, si elle se sent comprise et si elle sent qu'il y a une certaine tolérance.

-  Révolte contre l'autorité, les règles, les injustices; ressentiment, insatisfaction, envie; impression de ne pas avoir droit au bonheur; sentiment d'avoir subi des injustices et qu'alors quelque chose lui est dû. Un tel comportement devient rapidement insupportable et décourageant pour l'entourage. Il est important de reconnaître et de valider les sentiments de cette personne, de lui apporter un soutien, mais en même temps de la confronter aux réalités de la vie, au fait qu'il est impossible d'éviter ou de réparer toutes les injustices même s'il est important de les dénoncer, et que vivre implique aussi une capacité à faire des concessions.

- Très grande sensibilité aux autres; capacité à percevoir les points sensibles et vulnérables des autres, à comprendre ce qu'ils ressentent tout en ayant parfois de la difficulté à en tenir compte ou en s'en servant pour blesser les autres. Ceci peut être très troublant pour l'entourage. Il faut donc être prêt à être confronté à sa propre détresse, à être touché à ses points sensibles et vulnérables afin de se sentir moins fragile à ces attitudes. Sinon, il y a peut-être lieu d'aller chercher de l'aide pour soi-même.

- Bonnes compétences et capacités de performance, malgré de grandes carences, dans certaines situations ou certains domaines (artistique, sportif, etc.) et perte de moyens dans d'autres situations, ce qui est souvent difficile à comprendre pour l'entourage. Il est important de bien reconnaître et valoriser les compétences tout en évitant de juger négativement les carences. Il faut encourager alors cette personne à persister pour améliorer ses carences en lui rappelant les compétences qu'elle a par ailleurs et ses caractéristiques positives.



Sources :
1 Guide à l'usage des familles


Dernière édition par Théo-rit le Mer Jan 07 2015, 14:27, édité 1 fois

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Aide pour les proches

Message  Xika le Mer Jan 07 2015, 14:31

Attitudes à privilégier pour la famille des personnes qui ont un trouble de personnalité limite

En tout temps, il est conseillé de maintenir avec elles une attitude d’adulte à adulte. Il est important que les attentes et les limites soient claires, constantes, prévisibles et justifiables. (Prévisibilité et constance)

De plus, il est essentiel de responsabiliser ces personnes, en les laissant prendre leurs décisions et entreprendre elles-mêmes leurs démarches. On doit également les encourager à persister dans la poursuite de leurs buts et de leurs objectifs. (Responsabilisation)

De la même façon, il est important de reconnaître les compétences et les efforts de ces personnes et de les soutenir de façon constante dans leurs actions (Validation, support)


Comment les proches peuvent-ils mieux composer avec le stress engendré par les situations de crise de personnes ayant un trouble de personnalité limite?

*En identifiant leurs limites personnelles
*En établissant certaines règles
*En acceptant leur impuissance à régler certains problèmes de l’autre
*En se joignant à un groupe de soutien
*Les méthodes de détente et de relaxation, la participation à des activités ou à des loisirs peuvent également être utiles pour gérer le stress
*Malgré cela, le recours à une aide professionnelle peut parfois s’avérer nécessaire


Autre lien utile provenant du même site : http://www.aqpamm.ca/wp-content/uploads/2011/04/Transiger-avec-une-personne-souffrant-de-trouble-de-la-personnalit%C3%A9.pdf




un trouble qui affecte aussi les proches

Le/La borderline dans le couple

Prendre soin de soi quand un membre de sa famille a un TPL

vivre avec un(e) borderline

vivre avec un(e) borderline bis


émission de radio québécoise


Les conseils de Pierre Nantas

Ces gens qui sont borderline (livre)




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"Celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir" Bob Dylan

"Il faut apprendre à s'aimer soi-même, c'est ma doctrine, d'un amour entier et sain, afin de demeurer fixé en soi au lieu de vagabonder en tous sens." ("Ainsi parlait Zarathoustra", Nietzsche)

"La résignation est un suicide quotidien." Honoré de Balzac

"Le sens de la vie est de trouver son don. Le but de la vie est de le faire partager." Pablo Picasso


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Parler ou non du trouble autour de soi, les questions à se poser

Message  Xika le Mer Jan 07 2015, 14:34

Le dire, mais à qui?
Y'a t'il des avantages?


A quelles réactions devez-vous vous attendre en vous dévoilant aux autres?
Y a-t-il des avantages ?
Que gagnez-vous en le faisant ?
Quelle est la raison?
Dans quelle situation faut-il raconter?
Pour quelle raison?
Y a-t-il une bonne raison pour vous mettre à nu?

L'individu :

Comment va réagir la personne?
Est-elle ouverte d'esprit?
Va-t-elle comprendre et sympathiser avec vous, en tant qu'être humain ayant des troubles de santé mentale?
Vous jugera-t-elle comme les autres?
Connait-elle d'autres personnes atteintes de ces troubles?
Saura-t-elle être un soutien pour vous?
Sera-t-elle compréhensive ?
Cherchera-t-elle quelque chose à utiliser contre vous?
Quelle pourrait-être sa réaction? attendez-vous à ce que celle-ci soit assez différente de ce à quoi vous vous attendiez.

Le droit de savoir?

Certaines personnes dans votre vie ont le droit de savoir. Il serait injuste de ne pas leur dire.
Qui a le doit de savoir ?Votre partenaire ? Votre thérapeute ? Votre médecin généraliste?.

Rappelez-vous que cela ne regarde pas tout le monde. Il s'agit d'une question d'ordre privé et seulement très peu de personnes ont le droit de savoir.


Au travail:

Si vous n'avez pas une bonne raison ou un avantage à parler de votre diagnostic à votre chef, à votre superviseur ou à un de vos collègues, vous n'êtes pas tenu de les informer.

Relation amoureuse:


Au début d'une relation amoureuse, beaucoup de gens estiment qu'il est très important d'être transparent sur les détails de la vie, y compris la divulgation de leurs troubles de santé mentale.
Il faut savoir résister à ce genre de pression, savoir garder ces détails intimes jusqu'à ce que la relation prenne une tournure sérieuse.
Les gens détiennent la clé de leur propre château, ils ne doivent jamais donner leurs clés à moins de se sentir en sécurité et dans la cadre d'un engagement durable.

Rappelez-vous que CELA NE REGARDE QUE VOUS.

Notre meilleur(e) ami(e):

Cette question dépend principalement de deux facteurs:

⦁ Est-ce qu'il/elle va vous soutenir, sans vous juger, sans changer son opinion par rapport à vous ?
⦁ Saura-t-il/elle garder le secret ?

Si vous avez un ami compréhensif, qui ne va pas vous juger, il peut être d'un grand soutien pour vous.

Nos autres amis

Idem sur la compréhension des amis qui ne sont pas très proches et qui pourraient être moins susceptibles de garder votre amitié et peut-être moins votre secret. Tout dépend de la personne à qui vous vous adressez.

Notre partenaire :

Pour apporter son soutien, votre partenaire doit être au courant. Il est extrêmement important qu'il se renseigne et se documente sur la nature de vos troubles pour qu'il réalise que vous avez besoin d'une aide extérieure et d'un traitement médical.

Ce n'est pas un secret : les troubles bipolaire et borderline sont très difficiles à vivre pour les proches. Ces "maladies" se ressemblent tellement qu'elles sont souvent confondues. Comprendre les symptômes aidera énormément vos proches à accepter et à gérer la situation.

Toutefois, il existe des circonstances, dans lesquelles vous ne pourrez pas vous dévoiler. Le partenaire pourrait utiliser cette information contre vous et vous faire du tort.
Là encore, cela dépend de votre partenaire.

Nos parents :

Beaucoup de gens avec le TPL ont été victimes de sévices ou maltraitances de la part de leur famille ou leur proche entourage. Si vos parents vous ont maltraités et ne vous ont pas soutenus, il serait préférable de ne rien leur dire pour éviter la détérioration de la situation.

Cependant, il y a beaucoup de parents qui apportent leur amour et leur soutien et souhaitent s'impliquer dans votre rétablissement. Si tel est le cas, les études montrent que le soutien familial peut grandement contribuer à votre rétablissement.

Nos enfants :

Cela dépend de l'âge des enfants, de leur personnalité et du type de relation que vous entretenez avec eux.
Pour les très jeunes enfants, il est inutile de s'étaler dans l'explication. Vous pouvez dire que «maman a un problème et se met en colère rapidement, mais ce n'est pas de ta faute", "je sais que je m'isole souvent dans ma chambre, c'est à cause d'un problème que je suis entrain de résoudre et cela n'a rien à voir avec toi » ou « Tu n'es pas la raison pour laquelle je m'isole souvent dans ma chambre".

Lorsque votre enfant atteint l'âge adulte, vous devez lui parler de votre trouble, lui dire que vous comprenez ce qu'il a dû endurer à cause de cette situation, et si possible, n'hésitez pas à témoigner votre regret en vous excusant pour tous les moments difficiles.

Vous êtes toujours responsable de vos actions, même avec la maladie mentale. Il est de votre responsabilité de sortir du déni de la maladie et à demander de l'aide.

Dites-leur que votre comportement est dû à un trouble de santé mentale et non pas un manque d'amour de votre part. Ils ont besoin de se sentir aimés.

Nos frères et sœurs et autres membres de la famille élargie :


Beaucoup de gens comprennent maintenant que la famille n'a rien à voir avec le sang. Les familles sont de toutes formes, tailles et degrés de dysfonction. Tout dépend de la personne et de ce que leur dire va vous bénéficier.

Notre thérapeute et/ou notre médecin traitant:
Il est vital de leur donner le diagnostic exact. Parlez de ce qui se passe à l'intérieur de vous, de vos sentiments et de vos pensées. N'hésitez pas à tout leur raconter. Ils ne seront pas en mesure de vous aider entièrement à moins qu'ils n'obtiennent toutes les informations possibles sur vous. Cela est essentiel pour votre rétablissement.
Si vous vous sentez jugé de toute façon, trouvez un autre thérapeute ou un médecin traitant.

Notre Communauté :

Les connaissances et les personnes dans votre communauté n'ont, en général, pas d'intérêt à avoir des renseignements personnels vous concernant, d'autant plus, que vous ne savez pas quelle sera leur réaction. Les troubles de santé mentale sont une chose très personnelle et ce n'est sans doute pas une bonne idée de les divulguer à n'importe qui. Encore une fois, vous devez vous demander qu'est-ce que cela va vous apporter ?
La stigmatisation est bien présente dans ce monde et si vous ne voulez pas être jugés, ne donnez l'opportunité à personne de le faire.

Vous ne devez pas avoir honte de vos troubles de santé mentale.
Les troubles mentaux sont des pannes dans le "cerveau" qui ne doivent pas vous porter préjudice personnellement.

Après tout, vous êtes autonome.

Une grande partie de la société demeure ignorante face aux troubles de santé mentale et bien que ce n'est pas une « belle chose à dire», il n'en est pas moins vrai.
Malheureusement, il est fréquent d'avoir à rencontrer du personnel peu formé, indifférent à leur travail, stressé en fonction de leurs propres problèmes, qui ne vous accordera pas toute l'attention dont vous avez besoin.

Ce n'est pas toujours le cas, mais si vous vous heurtez à ce type d'obstacles en cherchant de l'aide, sachez que vous n'êtes pas seul et ne vous laissez pas décourager dans votre quête d'aide et de soins.

tiré de BPD TODAY
source

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Re: 4. L'entourage des Borderlines, aide et conseils

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