La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

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La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  wem3wem3 le Mar Sep 07 2010, 01:21

Mon décalage sensible et logique (pour éviter le mot intellectuel qui est source de conflit), est complètement anormal, et quand je dis anormal cela veut dire qu'il ne rentre pas dans la norme, hors norme=anormal= hors de la norme ou à la frontière, la frange, fringe en anglais. Le fait d'être à la frontière me permet d'échanger avec la norme, même si je dois avouer échanger peu de "choses" si j'ose dire, surtout d'ordre pratique. Je me sens donc très borderline mais je ne me pense pas du tout pathologique dans le sens de définitions borderlines que j'ai lu ici et là, au contraire pour moi, en ce qui me concerne c'est la norme qui est pathologique, radioactivement pathologique!

Alors, donc que penser ? Que la majorité des gens à raison, est dans le vrai et moi non, comme elle l'était quand elle criait que La Terre était plate et que le Soleil tournait autour d'elle ?

Pause café.

Re,

Existe-t-il au fond plusieurs sortes de borderline, je veux dire ceux qui sont plus malades que la norme et ceux qui sont moins malade que la norme, en cela j'avoue trouver la totalité des personnes rencontrées dans ma vie, malades, tous malades ! Et je ne parle pas du simple fait de vieillir qui est une maladie, LA MALADIE première et mortelle à coup sur, enfin jusqu'à maintenant.

Et l'amour dans tout ça, euh ça, cela plutôt, sinon vais tomber dans la psychanalyse.
En fait j'ai plutôt un sentiment justicier qu'amoureux envers les autres, sauf surement mes plus proches proches. Pour moi il n'existe aucun coupable sur La Terre. On met en prison des millions de personnes parce que nous ne sommes pas assez évolués pour les soigner. Et tout acte criminel provient d'une société malade, société qui évolue avec le temps en mieux, donc obligatoirement elle se dépouille de ses maladies avec le temps encore, mais c'est quand même elle qui fabrique les criminels, les très petit et les très grands. Et la foule de la norme qui crie vengeance vengeance vengeance! Le mal des bourreaux (bourreaux qui sont en fait des victimes) produit non seulement du mal aux victimes mais aux proches des victimes, ces dernières demandant violence, vengeance à tout prix. Vous comprenez ? C'est un cercle vicieux jusqu'au moment ou quelqu'un dit stop !!!! Je ne vais pas me venger comme les autres, je vais me retrancher dans quelque tanière pour retrouver un équilibre psychoaffectif, pendant que la foule le cherche partout pour lui demander s'il veut de l'aide pour se venger...

Borderline, ok, mais en bordure de quoi, de la norme ? Parce que là il y a un très gros problème quand la norme elle-même est bien malade!

Mouais, je vais vous laisser sur ces quelques mots, comme je peux écrire durant des heures sans m'en rendre compte je risque d'écrire un roman et de lasser la lectrice ou le lecteur. A très bientôt j'espère, nous aurons l'occasion de reparler de la soi-disante non pathologique norme, entre autre sujet.

Bonne semaine.
Jean-Luc Matteo-Donné,
transhumanismes.forumactif.org/


P.S. Le DSM IV, ou le DSM V s'il est sorti, donne-t-il un ensemble cohérent de définitions sur les personnes borderlines ? Et si oui, pourquoi ne donnent-ils pas un ensemble cohérent de la pathologie de la personne normale ? annonce


nuit

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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  vilainpetitcanard le Mar Sep 07 2010, 08:12

Bonjour,

merci pour cette question à laquelle je ne peux pas répondre de manière nette mais je pencherais vers le non. Au sujet de tout ce que vous évoquez, impossible de réagir pour le moment, si tôt le matin alors que je n'ai pas encore ingurgité assez de café pour avoir les idées claires. ;) Puis je suis bien obligée de rentrer dans une certaine normalité même étant borderline : je bosse pour me loger, manger, me payer mes loisirs et accessoirement tenter de m'épanouir...Serais-je moins malade que la norme ? Ou est-ce que je fais juste semblant ? :réflexion:
Et j'irai faire un tour sur le forum dont vous donnez l'adresse avant de me torturer la cervelle pour tenter de vous répondre.
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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  Invité le Mar Sep 07 2010, 10:16

wem3wem3 a écrit: Mon décalage sensible et logique (pour éviter le mot intellectuel qui est source de conflit), est complètement anormal, et quand je dis anormal cela veut dire qu'il ne rentre pas dans la norme, hors norme=anormal= hors de la norme ou à la frontière, la frange, fringe en anglais. Le fait d'être à la frontière me permet d'échanger avec la norme, même si je dois avouer échanger peu de "choses" si j'ose dire, surtout d'ordre pratique. Je me sens donc très borderline mais je ne me pense pas du tout pathologique dans le sens de définitions borderlines que j'ai lu ici et là, au contraire pour moi, en ce qui me concerne c'est la norme qui est pathologique, radioactivement pathologique!

Alors, donc que penser ? Que la majorité des gens à raison, est dans le vrai et moi non, comme elle l'était quand elle criait que La Terre était plate et que le Soleil tournait autour d'elle ?

Pause café.

Re,

Existe-t-il au fond plusieurs sortes de borderline, je veux dire ceux qui sont plus malades que la norme et ceux qui sont moins malade que la norme, en cela j'avoue trouver la totalité des personnes rencontrées dans ma vie, malades, tous malades ! Et je ne parle pas du simple fait de vieillir qui est une maladie, LA MALADIE première et mortelle à coup sur, enfin jusqu'à maintenant.

Et l'amour dans tout ça, euh ça, cela plutôt, sinon vais tomber dans la psychanalyse.
En fait j'ai plutôt un sentiment justicier qu'amoureux envers les autres, sauf surement mes plus proches proches. Pour moi il n'existe aucun coupable sur La Terre. On met en prison des millions de personnes parce que nous ne sommes pas assez évolués pour les soigner. Et tout acte criminel provient d'une société malade, société qui évolue avec le temps en mieux, donc obligatoirement elle se dépouille de ses maladies avec le temps encore, mais c'est quand même elle qui fabrique les criminels, les très petit et les très grands. Et la foule de la norme qui crie vengeance vengeance vengeance! Le mal des bourreaux (bourreaux qui sont en fait des victimes) produit non seulement du mal aux victimes mais aux proches des victimes, ces dernières demandant violence, vengeance à tout prix. Vous comprenez ? C'est un cercle vicieux jusqu'au moment ou quelqu'un dit stop !!!! Je ne vais pas me venger comme les autres, je vais me retrancher dans quelque tanière pour retrouver un équilibre psychoaffectif, pendant que la foule le cherche partout pour lui demander s'il veut de l'aide pour se venger...

Borderline, ok, mais en bordure de quoi, de la norme ? Parce que là il y a un très gros problème quand la norme elle-même est bien malade!

Mouais, je vais vous laisser sur ces quelques mots, comme je peux écrire durant des heures sans m'en rendre compte je risque d'écrire un roman et de lasser la lectrice ou le lecteur. A très bientôt j'espère, nous aurons l'occasion de reparler de la soi-disante non pathologique norme, entre autre sujet.

Bonne semaine.
Jean-Luc Matteo-Donné,
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P.S. Le DSM IV, ou le DSM V s'il est sorti, donne-t-il un ensemble cohérent de définitions sur les personnes borderlines ? Et si oui, pourquoi ne donnent-ils pas un ensemble cohérent de la pathologie de la personne normale ? annonce


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Je ne suis pas sûre que l'opposition normalité / anormalité soit superposable à l'opposition santé / maladie, ou à l'opposition vérité / erreur.
Et pour ce qui est de trancher entre ceux qui ont tort ou raison, je te souhaite bon courage !
Je ne pense pas, par ailleurs, que le vieillissement puisse être considéré comme une maladie au motif que l'on en meurt.
Quant à dire que que se dépouiller de ses malades soit un signe d'évolution pour une société... no comment.

A vrai dire je ne m'intéresse pas trop à ces oppositions, car je n'y trouve pour ma part aucune réponse susceptible de m'aider à aller mieux.

Aller toujours mieux, souffrir toujours moins, cela me motive bien plus que de chercher à savoir si j'ai tort ou raison, si je suis malade ou en bonne santé, si je suis normale ou anormale.

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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  Peters le Mar Sep 07 2010, 15:12

"Borderline, ok, mais en bordure de quoi, de la norme ? Parce que là il y a un très gros problème quand la norme elle-même est bien malade!

Mouais, je vais vous laisser sur ces quelques mots, comme je peux écrire durant des heures sans m'en rendre compte je risque d'écrire un roman et de lasser la lectrice ou le lecteur. A très bientôt j'espère, nous aurons l'occasion de reparler de la soi-disante non pathologique norme, entre autre sujet."

Bonjour Jean-Luc
Ton approche et ta réflexion sont intéressantes. Ce recul que tu prend aussi, un exercice que j'essaie de faire aussi. Il est vrai que le mot norme n'est pas adapté, puisqu'il vient de "norma" : la règle. Dans le cas du borderline on ne peut parler de hors-norme, je cite wiki :
"Daniel Widlöcher qui déclare que juger d’une conduite en termes de normalité ou d’anormalité renvoie obligatoirement à un jugement normatif. Cependant, la notion de norme se réfère à celle de moyenne. Or, cette dernière est sujette à caution. Georges Canguilhem propose de substituer la notion de normativité à celle de norme et la notion d’ordre à celle de valeur. Cet auteur « biologise » la notion de norme et considère que ce n'est pas à la science de juger du normal car c’est avant tout la vie qui en fait un concept de valeur. On ne peut pas non plus poser le problème de la normalité ou de l’anormalité sans tenir compte des normes sociales ou individuelles. La psychopathologie identifie ainsi trois types de normalité : la normalité comme norme sociale, la normalité comme idéal, la normalité comme absence de maladie. Canguilhem propose encore le concept d’« anomalie » qui se définirait comme « ce qui se laisse voir en se dégageant de l’ensemble lisse et uni qui l’entoure ». Elle est observable. La psychopathologie s’intéresserait alors plus à l’anomalie qu’à l’anormalité.

Pour Widlöcher, le propre de la psychopathologie est l'étude de ces conduites marquées que sont les anomalies, d'en repérer la genèse, d'en définir la fonction et d'en préciser le mécanisme. Pour Jean Bergeret (psychanalyste), il faut éviter une conception de la "normalité" empreinte du sadisme lié aux statistiques ou aux idéaux tout autant qu'une tentation masochique systématiquement allergique à tout composé du radical "norme". [3]

La définition suivante permet de sortir du dilemme de la question sans fin de la relativité des normes : « La psychopathologie peut être définie comme une approche visant une compréhension raisonnée de la souffrance psychique. » (René Roussillon et coll. dans le Manuel, 2007)."

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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  wem3wem3 le Mer Sep 22 2010, 12:40


La définition suivante permet de sortir du dilemme de la question sans fin de la relativité des normes : « La psychopathologie peut être définie comme une approche visant une compréhension raisonnée de la souffrance psychique. » (René Roussillon et coll. dans le Manuel, 2007)."

Ah! cela est très intéressant!

Pour la personne d'avant qui pensent que le vieillissement n'est pas une maladie, elle devrait savoir que ce sont les constituants de l'être humains qui se dégradent avec le temps, si je perds un bras je souffre de ce manque de bras, perdre un bras est-il être malade je pose la question ? Et perdre les deux bras et les deux jambes, les oreilles et les yeux et la langue n'est pas une maladie ?

Mais c'est quoi une maladie ?

En vieillissant il y a déstructuration de l'ADN, la réplication de l'ADN crée des anomalies dans l'ADN et à chaque division d'une cellule les télomères (les bouts de l'ADN) se réduisent de beaucoup. Et cela empire de plus en plus l'ADN ne peut plus être dans le processus de fabrication de telle ou telle protéine, l'ADN est rongé petit à petit sur les côté... Il perd sa structure idéale... C'est comme une usine dont les plans sont aberrants à la fin, l'usine ne crée plus quoique ce soit d'utile. Ensuite nous savons que les cellules sont pollués de plus en plus par les radicaux libres, c'est l'usine qui devient une poubelle etc.

Si tout cela n'est pas une maladie qu'est-ce qu'une maladie ?

En ce qui concerne : René Roussillon et coll. dans le Manuel, 2007, la phrase plus haute :
« La psychopathologie peut être définie comme une approche visant une compréhension raisonnée de la souffrance psychique. »

Déjà mettre guillemets c'est peut-être qu'il n'est pas certain de ce qu'il écrit!
Nous procédons avec lui de raison et non de logique, c'est un point capital.

Une infinité de maladies ne crée pas de souffrances psychiques. Nous pouvons avoir un cancer pendant des mois sans nous en rendre compte et cela n'occasionne pas de souffrance psychique. D'un autre côté le fait que nous vieillissons, pour certains crée de la souffrance psychique et pour d'autres, "résignés par quelques tours de passe-passe psychologique", ne souffrent pas, en cela le vieillissement serait une maladie pour les uns et non pour les autres, tout dépendrait des psychologies, des psychopathologies, quitte à nous ramener des idées philosophiques qui ne sont pas bien concluantes, révélant du coup la psychopathologie d'une personne ?

Évidemment si je prends une phrase floue et que je la mets entre guillemets, je peux me dire que cela passera plus facilement, les interprétations étant extrêmement nombreuses. Comme quoi les belles phrases ne sont pas preuve de bonnes phrases et inversement ?

En tout cas sur ce cite et apparemment être borderline c'est souffrir, mais souffrir de quoi ? Un(e) borderline qui aurait tout qu'il ou elle veut et pourrait s'abstraire des foules, des êtres humains de la normes, lissés à fond pour cacher le mal général apparent d'une société hyper malade, serait-il (ou elle) plus heureux que ces gens de "l'ordinaire" ?

Bien des gens sont malades du fait qu'ils ont une absence de souffrance mentale là où ils devraient en avoir une, la maladie n'est pas forcément donc liée à la souffrance mentale, la souffrance physique étant avant tout de la souffrance mentale.

Je pose comme principe que l'être dit normal et non borderline est en grande souffrance déjà. Être borderline c'est simplement "une forme" de souffrance (ou un ensembles de "formes") particulière dans un océan de souffrances de la norme.

Le manque de bonheur et d'amour n'est-il pas un manque de souffrance ??? Quand bien même les psychopathologies arriveraient à extraire ces souffrances de la conscience liée ?

Pour résumer nous sommes tous de grands malades, pas de honte à avoir, c'est au moins socio-historique, nous évoluons et deux choses peuvent arriver avec les sciences et technologies :
- La première c'est l'extinction massive de l'humanité (virus trafiqué, "bombe" nanotechnologique etc). Pensez-vous que les terroristes n'existe qu'avec leurs petites bombettes dans les trams ou les bus ? L'être humain est capable du meilleur comme du pire, le cerveau est programmable, on peut facilement créer des monstres insouciants de l'humanité.

- La deuxième est, ayant passés au travers des dangers, chaque être humain sera riche de tout, indépendant s'il le souhaite ou pas, libre en tout cas et enfin quasi-immortel. Dans ce cas il aura vaincu les maladies dont la vieillesse et aura un contrôle sur son cerveau et plus généralement sur son environnement. A partir de là il programmera son bonheur, ses amours, ne s'ennuiera que s'il le veut etc. Cela ne me parait absolument pas utopique, nous venons d'une infinités de petites évolutions darwiniennes mais nous ne sommes pas la fin de ces évolutions, loin de là nous allons encore évoluer! et heureusement!

Pour en revenir au borderline-maladie et non borderline-antinorme et autres borderlines moins malades, le vrai borderline-malade revêt un ensemble de symptômes assez bien définis; en ce sens le borderline-maladie peut être soigné ou non, je pose la question ? Ayant eu des problèmes schizoïdes dans mon passé je connais un peu la maladie mentale, celle qui fait souffrir surtout. Si être borderline c'est comme être schizo ou maniaco-dépressif, ok ok, les scientifiques se doivent de cerner ces maladies aux symptomes parfois hétérogènes mais à fond identique et ensuite faire tourner la machine à recherche pour atténuer les symptômes mais aussi et nous pouvons l'espérer guérir la maladie. Après tout il n'y a pas non plus une seule schizophrénie mais un ensemble assez large de schizophrénies avec des symptômes dits négatifs ou positifs, also, ainsi serait le borderline?

De mon côté je me sens borderline comme j'écrivais dans mon premier message, mais c'est parce que d'abord je souffre d'ochlophobie, mais encore je trouve la norme extrêmement ennuyeuse, futile, sauf les rares personnes qui ayant même un QI de 90 ont eu la chance de faire des études poussées, mais le pourcentage est si rare, autant chercheur... Une botte de fion dans une aiguille là!

Mais la norme est bien quand même pour un réconfort affectif parfois, même si on s'ennuie avec. Donc je suis un borderline moins malade que la norme, c'est mon expérience qui me dit cela quoique nous vieillissons tous et nous sommes tous égaux dans cette ultime maladie qui sera un jour vaincue. D'un autre côté ne pas se sentir bien avec la norme n'est pas ne pas l'aimer non plus! Haïr est pour moi une perte de temps comme se venger d'ailleurs.

Pour finir il existe une groupe de borderline qui souffrent et dont les syptomes sont variables, quand au fond il est peut-être commun à la majorité. Il serait bon de chercher comment soigner ces personnes, elles sont nombreuses, la plupart ne s'exprime pas. Et certaines personnes ne voudraient peut-être pas être soignées comme dans beaucoup d'utres maladies de par ailleurs.

Merci infiniment pour vos quelques réponses. Si vous sentez que je suis parfois contre vos idées ce n'est que contre vos idées, absolument pas contre vous-mêmes. Sinon il y a beaucoup de réalité dans ce que vous écrivez aussi, il faut faire la part des choses...

A bientôt et bonne semaine!

P.S. je reviens aussi dès que j'y pense. Il me semble évident qu'être borderline souffrant est une vraie maladie, qu'il faut s'occuper et reconnaître surtout! D'un autre côté il existe des borderlines autres, ceux qui vivent en bordure, en marge, en frange autant que cela se peut, simplement pour se sentir plus libre, de penser déjà mais ça va bien au-delà. H+

wem3wem3
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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  wem3wem3 le Mer Sep 22 2010, 12:42

Bonjour Peter, désolé, je savais plus si c'était Pierre ou Peter, un peu normal... :-) H+

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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  Invité le Mer Sep 22 2010, 13:23

wem3wem3 a écrit:


Pour la personne d'avant qui pensent que le vieillissement n'est pas une maladie, elle devrait savoir que ce sont les constituants de l'être humains qui se dégradent avec le temps, si je perds un bras je souffre de ce manque de bras, perdre un bras est-il être malade je pose la question ? Et perdre les deux bras et les deux jambes, les oreilles et les yeux et la langue n'est pas une maladie ?


Vivre c'est s'inscrire dans le temps, donc vieillir, donc mourir.
Alors bien sûr, on peut aussi déclarer comme l'humoriste que :
"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible."
Je ne suis pas sûre que cela réponde à la question initiale qui est, si j'ai bien lu :
normalité = preuve de santé mentale ?

( sinon pour l'interprétation des guillemets, ils servent aussi de code pour une citation )

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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  Fiona le Mer Sep 22 2010, 16:10

Salut , Je ne connais mon QI malheureusement et je ne suis pas une personne dotée d'un décalage sensible et logique (dans le sens intellectuel pour moi), je suis plutôt une personne sensible dans le sens du coeur (au sens figuré évidemment), mais je vais quand même poser ma question clin d'oeil ...

Ton texte est intéressant mais je me demande pourquoi est-il si important de définir la normalité ? Pourquoi tant de gens s'attardent à cette question de normalité ?
Moi, j'y vais avec mon ressenti, c'est bien simpliste sans doute pour certains mais ça me convient parfaitement, et non avec le shéma bien encadré de la 'normalité' (les guillemets sont là pour souligner le fait que je trouve ce terme utilisé à tort et à travers).

Et merci de spécifier que c'est la discussion sur les idées qui se confrontent ici et non les gens ... ça m'a permis de me sentir à l'aise de vous poser ma question :) , car je suis pas une 'intellectuelle' mais d'une grande curiosité ... heu

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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  Peter le Mer Sep 22 2010, 18:33

Merci allantvers d'avoir rappelé la question initiale, j'étais en train de me demander quid de la poule ou de l'oeuf tenait le camembert en son bec et j'en perdais le Nordm..
Pour en finir avec cette histoire de normes (notez bien le "S"*), il s'agit de notions abstraites.

Pose efferalgan..

En ce qui concerne l'humain, chaque personne est différente dans son ressenti, sa façon de penser, d'être etc.. et c'est là l'essentiel à mes yeux.
Désolé JL si les normes te posent d'é-normes soucis philosophiques de non-appartenance logique mais le problème il me semble se situe plutôt au niveau de la souffrance qui n'est pas abstraite et n'est pas logique non plus, puisqu'elle se traduit psychiquement et physiquement sur le sujet ou l'entourage.
Quand au manque de souffrance d'une personne, il s'agit d'une maladie narcissique qui fait principalement souffrir l'entourage (à moins effectivement de vivre seul sur une île déserte).

Et je finirai par cette citation : "Quand on se blesse sur un clou, le problème n'est pas de remettre en cause le clou mais de soigner la blessure et de comprendre pourquoi on s'est blessé dessus" (Le grand stroumpf - 2015 - à paraître).

(*) guillemets autour du S pour faire joli.

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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  lola le Mer Sep 22 2010, 20:58

Le problème par rapport à la "normalité" est essentiel dans mon cas. Par exemple, je repense à une offre d'emploi avec pour critères : "capable de travailler en équipe mais aussi de prendre des initiatives, résistant au stress, ordonné, bonne présentation etc..." Et les autres, ceux qui ne savent pas travailler en équipe, qui sont désordonnés (du moins en apparence), ils ont le droit de rester à vie au chômage ?
Et si je n'ai pas envie d'endosser le tailleur de secrétaire, je ne ferais pas bien mon boulot ?
La société enferme les gens dans ses normes. Et si tu n'as pas le don artistique assez développé pour qu'on accepte ta différence, tu es quelqu'un d'inadapté.
Alors, la seule solution pour ne pas finir SDF, c'est de faire semblant, d'essayer de s'accomoder à cette vie qu'on n'a pas choisie. J'ai comme une impression qu'on prend le problème à l'envers. Il y a tellement de dépressions, burn-out, etc dont les stastiques sont alarmantes et la solution proposée est d'aller chez le psy pour se réadapter. Pourquoi ne pas considérer les choses dans le sens inverse ? Adapter la société à la fragilité humaine ?

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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  sylor le Jeu Sep 23 2010, 12:43

@Peter a écrit:Merci allantvers d'avoir rappelé la question initiale, j'étais en train de me demander quid de la poule ou de l'oeuf tenait le camembert en son bec et j'en perdais le Nord..
Pour en finir avec cette histoire de normes (notez bien le "S"*), il s'agit de notions abstraites.

Pose efferalgan..

En ce qui concerne l'humain, chaque personne est différente dans son ressenti, sa façon de penser, d'être etc.. et c'est là l'essentiel à mes yeux.
Désolé JL si les normes te posent d'é-normes soucis philosophiques de non-appartenance logique mais le problème il me semble se situe plutôt au niveau de la souffrance qui n'est pas abstraite et n'est pas logique non plus, puisqu'elle se traduit psychiquement et physiquement sur le sujet ou l'entourage.
Quand au manque de souffrance d'une personne, il s'agit d'une maladie narcissique qui fait principalement souffrir l'entourage (à moins effectivement de vivre seul sur une île déserte).

Et je finirai par cette citation : "Quand on se blesse sur un clou, le problème n'est pas de remettre en cause le clou mais de soigner la blessure et de comprendre pourquoi on s'est blessé dessus" (Le grand stroumpf - 2015 - à paraître).

(*) guillemets autour du S pour faire joli.
Merci Grand Shtroumpf...heu Peter voulais-je dire...pour ce recentrage plein de bon sens et d'humour ! clapclap clin d'oeil
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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

Message  wem3wem3 le Lun Sep 27 2010, 02:44

Bonjour Foin euh Fiona! cooool

Ce que tu essaies de me faire comprendre je le saisis très bien, étant plus « empathique » que «intellectuel », en fait sais pas trop ce qu'est un « intellectuel, un chomskyen sans doute »...

Donc d'après ce que je ressens de toi, ce que je ressens comment tu te places vis à vis «  d'une norme » existante ou non,je ne peux être que entièrement d'accord avec tes ressentis comme toi peut-être n'ayant pas peur des foules peux-tu admettre qu'il existe des ochlophobes comme moi :-)

Bon je suis un cérébral mais j'adore le bricolage aussi!

Tu as une question je vois et j'essaie d'y répondre. Pourquoi est-ce important de connaître ce qui nous fait souffrir, en l'occurrence moi-même ?

Simplement pour éviter des souffrances inutiles; je suis dans un environnement qui me fait souffrir donc je le circonscrit pour l'éviter au mieux, comme il est préférable de connaître un grizzly pour ne pas l'approcher de trop prêt... C'est une question de reconnaissance de forme, doublement parce que j'ai d'autant plus la pêche, la forme, que je vis en dehors de la norme. La norme est simple pour moi, il existe de nombreuses exceptions, mais à 90 % c'est celle avec qui je ne me sens pas de joie de vivre, ou je m'ennuie, ou je ne me sens pas en sécurité, non psychologique mais physiquement. La norme crie plus fort que la non norme en général, elle va crier dans les stades de foot, jouer sa paye au poker alors que le foyer à deux enfants, évite de trop penser sur les choses parce que la réalité fait trop mal. Si par hasard tu es dans la norme et que tu veux en sortir tu peux mais au prix de combien de souffrances ? Surtout au début! C'est un peu comme quelqu'un qui travaille pas sa mémoire et qui un jour est obligé pour une raison quelconque... Ça fait très mal! Souvent le début des choses fait mal, après cela et petit à petit un nouvel équilibre s'installe. La norme en général n'est pas curieuse comme toi! La norme c'est le boucher qui avec le temps accepte le fait d'être boucher puis finit par aimer être boucher jusqu'à promouvoir la religion du boucher. « Mais oui monsieur, boucher est un travail noble, et il en faut et j'ai un grand plaisir est honneur de l'être! »
Bah vois-tu quand j'entends cela je comprends le pourquoi du comment du pasque du fait qu'il réponde ainsi, du fait que depuis des années il a des œillères, du fait que tout être humain à besoin d'équilibre, de se sentir chez soi mais aussi en sécurité et en harmonie avec la nature environnante, mais le problème c'est que le paradis pour lui c'est la boucherie. Donc mieux que juger les humains je jauge leur psychologie, sans morale ni amoralité, sans méchanceté ni dégoût ni moquerie, bien au contraire j'en suis souvent très triste, donc j'évite en général de penser aux bouchers. stp

Dans mon dernier message j'ai écrit pas mal d'ânerires, manque de recul, j'écris trop vite et les illogismes s'amusent de moi parfois, mais dans l'ensemble je me comprends, seulement pas la possibilité de me corriger, sur le chaud ou en repassant, pas grave, c'était juste histoire de dire que j'écris plus vite que Luky Luke donc parfois je rattrape mon ombre et celle-ci fait « tâche » sur mes écrits, voilà.

Donc je sais que je fais partie des borderlines, simplement comme les schizophrénies et les schizoïdies les pathos sont hyper nombreuses... bref j'ai une pathos de borderline. Le problème est de savoir si j'ai un fond commun avec les borderlines « hards », les vrais, qui souffrent certainement le martyr pour certains. Disons que je peux être schizoïde chez les schizophrènes, la comparaison ne me choque pas ayant été quelque temps schizoïde avec une période autistique et parano, la totale mais en mini,donc.

Alors je vais après ce message et d'autres affaires lire un peu ce vaste sujet dans ce temple du borderline, j'adore ce mot mais bon ce qu'il représente est très malheureux au fond. Je ne sais pas si tu as lu le livre, comment survivre en territoire zombie de Max Brooks, mais il décrit très bien ma position envers la norme...(inversons)...morne!

Je n'ai pas à regretter de prendre des positions politiques du moment que je respecte les personnes en tant que telle, c'est-à-dire les imaginer en dehors de leurs réels problèmes, et ils sont nombreux et personne n'est épargné dans cette histoire ni Freud ni Marie Curie ni Lady Gaga!

Il est tout a fait logique d'aimer les gens et de détester leurs maladies! Et comme la vieillesse est la première, ça fait très mal, mon côté borderline, je ne sais pas si tu peux t'en rendre compte me fait prendre des prises de conscience extrêmes, à la limite de la démence même! Question d'entrainement pour s'arrêter à temps, faire le vide et oublier.

Voilà Fiona, j'espère t'avoir offert de nouvelles questions en guise de réponses à ta douce curiosité :-)

Ce que dit ta phrase sur le jugement est parfaitement exact d'autant plus qu'il est possible qu'en fin de parcours nous serons tous des clones, clones en ce sens d'absences de pathologies mais encore des mêmes capacités de bonheur, de plaisir, d'intelligence, de connaissances... et de divine curiosité! heu

Mais d'ici là c'est le bord...el! Et on doit faire avec et bien au-delà des jugements, des morales, des éthiques, on doit faire au mieux pour essayer de souffrir le moins possible nous-même mais aussi le moins faire souffrir les autres et ce n'est pas gagner avec un coup d'ailes de papillon qui peut faire tomber tomber la stature de la liberté!

De toute évidence nous sommes obliger de juger, ce sont les jugements de valeur, il faudrait le souligner, qui sont malsain quelque part. Juger est un acte de convection, d'équilibrage mental et tout le monde même les anges de notre planète jugent de tout et de n'importe quoi mais attention à ne pas juge de valeur.

Et le plus crole pour parachever tout cela c'est qu'il est surement plus pratique au niveau de l'intelligence de vie de ne pas juger ceux qui jugent! :-)

Bonjour de même lola,

Ta question titille mon point de vue qui me dit que la société est essentiellement basée sur la reproduction des meilleurs gènes donc lié au darwinisme, société darwinienne n'a pas de conscience, pas la notre en tout cas. Nous venons à peine de sortir de la grotte, ou plutôt nous sommes juste avant la sortie et nous voyons quelques rayons de lumière. Je veux dire, le darwinisme nous a, il me semble, en quelque sorte poussés à l'entrée de la grotte, seulement si nous ne voulons plus d'ombre et + de lumière, il nous faut avancer et donc changer de paradigme sociétal. La société n'est plus faite pour les êtres humains, je veux dire pour qu'ils évoluent sans énormes pathologies diverses et variées. Mais comme je disais tout ce jouera dans moins de 30 ans, sur mon site habituel : là où je sévis chaque jour, où nous refaisons l'avenir et où nous défions les dieux mêmes! Nous sommes des hérétiques, sans aucun doute :-)
Et chez nous il y a un pourcentage plus élevé que la moyenne il me semble, un pourcentage de borderlines. Mais entre nous nous nous respectons au mieux parce que justement nous nous voyons dans ce que nous serons bien + que ce que nous sommes, ou plutôt ce que nous avons, des problèmes comme tout le monde mais il y a des endroits où les problèmes sont bien plus étudiés, compris, examinés au « nanoscope picocronique » qu'ailleurs, nous sommes des rebelles mais aussi nous pensons n'être que l'avant garde de millions de personnes prêtes à la rébellion, mais attendant le bon moment. Mon nom est Matteo-D., je ne vais pas le cacher, pas vraiment non, tout simplement parce que j'aime jouer la transparence autant que possible et la fluidité dans les relations comme ce peux, bien que parfois juste pour le fun, sans réelle conviction. Même si on se bat pour rien tout le temps, il y a bien un moment où il faut se battre pour quelque chose et le fait de s'être battu et bien entrainé contre des fantômes peut grandement aider à gagner la vraie victoire. C'est une bataille de courage, et de patience surtout.
L'intelligence c'est parfois un puzzle ou si tu veux voir l'image tu dois malheureusement et parfois heureusement souffrir à chaque pièce posée. A la fin tu synthétise toutes tes analyse et je pense que tu trouves la paix, une grande sérénité, mais non sans avoir posé toutes tes pièces. :lunettes:
De la patience et du courage, de la pugnacité, donc, Shakespeare disait que pour lui le temps était l'élément le plus important, primordial (Time is (the) essence!), essentiel. Il avait conscience peut-être de ce qu'il aurait pu faire et surtout être s'il avait eu du temps, le temps.

Oui, Peter, et bonjour d'ailleurs, et clown-triste de même.

Le clou c'est l'histoire du comment et du pourquoi, dans l'urgence traiter le comment semble souvent plus judicieux, la survie de son propre équilibre mentale est liée d'abord au comment dans un premier temps et quand tout est terminé nous souffrons encore du pourquoi, qui revient comme par magie, alors il faut résoudre le pourquoi, on s'en sort pas qu'avec le comment mais c'est une priorité c'est vrai.
Quel est le marteau qui a mis un clou ici ? Sauf qu'en fait c'était pas un clou de métal mais que tu vais mal au dent et il tombait si bien le clou de girofle. Reste le pourquoi du mal... dedans! :-) calin

H+ et agréable semaine à vous toues et tous.


nuit

wem3wem3
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Re: La normalité est-elle une preuve de santé mentale ?

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